Billet du 14 mai 2022. Mon côté curé et rabbin


Vaches et chevaux se partagent le territoire pacifiquement et sans s'invectiver. Les politiciens pourraient s'en inspirer



Je l’écoute parler, je ne sais pas qui c’est, quelle est sa couleur politique. Il met en avant la démocratie, le débat d’idée, la lutte contre les inégalités, l’agression de l’Ukraine.

Comment ne pas être d’accord?

En fait les personnages politiques notre pays ont 95% des idées en commun.

Les 5% restants sont les sujets qui fâchent, clivent, et divisent : les étrangers, le nucléaire, le mariage pour tous.

Et là il y a une grave propension à contrer l’adversaire en le dévalorisant, en le diabolisant.

Voilà où passe toute l’énergie de ceux qui aspirent à diriger le pays. Injurier, déstabiliser, trainer l’autre dans la boue.

Avec JLM, cela devient maladif, névrotique, monstrueux.

Comme Marine le Pen qui a eu droit à tous les quolibets possibles et qui pourtant arrive en finale des présidentielles.

Or tous ces écarts, ces différences d’appréciation sont la richesse du débat démocratique, entre deux solutions, on doit en inventer une troisième.

Dans les collectifs de théâtre, c’est notre quotidien : nous gérons nos différences et si nous nous affrontons violemment, ce n’est pas écraser l’autre qui nous intéresse, mais la découverte de nouveaux chemins.

Faudrait que les hommes politiques viennent en stage chez nous pour découvrir la complexité de n’importe quelle décision, et l’art du consensus

Ah ! j’adore faire la leçon , j'aurais du faire curé ou rabbin.