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Billet du 16 octobre 2023, les quarante ans de Générik Vapeur




Les quarante ans de Generik Vapeur, à Marseille, je sais que je dois y aller. C’est une évidence. Je ne sais pas vraiment pourquoi.

Cela se passe à Marseille à la Cité des Arts de la Rue dans les quartiers nord.

A peine arrivé, je vois qu’ils sont tous là, ceux de mon époque, tous bien érodés, bien ravinés par leurs vies intenses.

Philippe Foulquié, un de nos ex administrateurs fondateur de la friche de la Belle de Mai me glisse : si on n’avait pas voulu être malade, il fallait mourir plus jeune. Nous formons un petit cercle. Tous cancéreux.

Celui qui manque c’est Michel Crespin, la Cité des Arts de la Rue c’est à son opiniâtreté de fils de résistant fusillé que nous la devons.

Nous sommes au moins 3000. Pas que des anciens. J'ai l'impression que nous sommes 10 000, 20 000, 100 000.

Quelqu’un me glisse à l’oreille : c’est vous tout ça, vous avez engendré ce mouvement des arts de la rue, vous avez quitté le confort des théâtres étriqués pour le grand air et la place publique, vous avez renoué avec les racines dionysiaques du théâtre, et plus de 10 000 artistes vous ont suivi, telle est l’incontournable vérité.

Que répondre ? Peut- être mais nous n'étions pas seuls, et notre souci de l'époque n'était pas tant de sortir le théâtre dans la rue, que d'attirer un nouveau public dans les théâtres.

Incroyable ce mouvement des Arts de la Rue, c’est une admirable solidarité, c’est un élan, une passion, pas d’ego, pas de carrière, pas de cérémonie des Molières, et puis des tournées innombrables dans le monde entier.

C'est sûr, c'est très certain, c'est oracle ce que je dis : nous ferons partie de l'histoire du théâtre de la fin du vingtième siècle.

Je suis à ma place , je me sens bien, ça y est je sais pourquoi je suis venu.

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