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Billet du 18 février 2023, ma faiblesse, la cruauté du monde (Rimbaud)


L'usine à cochons en Chine


Je survole les nouvelles du monde et je fulmine, et je suis tant excédé que je me mets un bandeau sur les yeux. La réalité me terrorise : d’abord Israël, l’étouffement des palestiniens m’est insupportable, je ne comprends pas comment Netanyahou est revenu au pouvoir avec la plus droite des extrêmes droites.

Ensuite l’Ukraine, la vie humaine réduite à néant par les Russes, rien ne leur fait peur. 30 millions de morts pendant la seconde guerre mondiale, bien -sûr il y a des traces d’antisémitisme en Ukraine, mais ce n’est pas une raison suffisante pour semer cette horreur.

Et puis mon indifférence notoire au théâtre, je commence moi -même à perdre la foi et à ranger mes slogans idéalistes, style l’art est une arme de construction massive. Lassitude.

Et je suis effondré par la ligne de démarcation entre la clientèle d’Avatar, d’Astérix, des Bodins, d’Alibi.com, des millions d’entrées et le cinéma d’Art aux salles vides.

Et puis les relations entre les politiques et les lieux culturels : l’incompréhension totale. Peduzzi à Calais, Richard Martin au Toursky et Marie Michèle Delprat à Gradignan. Frictions, bagarres, tentatives d’éviction.

Avec les années, je devrais avoir une peau d’hippopotame, une insensibilité, une solidité, une invulnérabilité, mais voilà c’est la faiblesse et la fragilité qui l’emportent.

Et je ne parle pas du dérèglement climatique, est ce à dire que je m’en fous ? Sans doute un peu, honte sur moi.

Ce qui me préoccupe c’est l’usine chinoise de 26 étages renfermant 650 000 cochons.




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