Billet du 7 août 2022. Mariole n'est plus couché en bas de l'escalier




J’ai reçu près de 500 messages de soutien comme si l’animal était devenu un humain comme les autres.

On tombe vite dans la mièvrerie et les lieux communs, et le gnangnantisme avec la disparition de nos fidèles compagnons.

Depuis que la mort existe elle fascine, elle nous fait inventer la métaphysique, les autres mondes, elle libère les imaginaires. Récit :

6 août 2022 à 15 h 32 Clinique du chien assis. Voujeaucourt (Doubs)

Premier sédatif : je suis couché contre lui, il met dix minutes pour s’endormir.

Sa fourrure me calme, la respiration est douce.

Cathétaire dans la patte avant droite pour l’écoulement lent du poison, je suis à l’écoute de son cœur.

Quinze minutes, Pauline, vétérinaire, revient, il respire encore.

Elle dit : l’organisme est si faible, les poumons si pleins de sang que le poison ne se répand pas vite dans l’organisme.

-Si vous permettez on va lui faire une piqûre directement dans le cœur, de toute façon il est calme il ne souffre plus.

Il n’y a plus qu’un léger souffle, il va vers la mort comme s’il s’engouffrait dans une forêt touffue.

Ah mon bon Mariole, six ans, tant de promenades, de Nuits Uniques

Ça y est plus rien ne bouge.

Stéthoscope, c’est fini