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Billet du 8 juillet 2024. les élections




Le stress était monstrueux

C’était certain, nous allions être les premières victimes des coups de sécateur opérés par le nouveau gouvernement d’extrême droite.

J’imaginais notre nouvelle vie, repliés dans notre abri anti -capitaliste, notre petit oasis Unité, ses repas, ses kapouchniks,  ses ruches.

Il était dur d’imaginer la France et sa triple devise sous les fourches du Rassemblement National.

On le sait pourtant, la démocratie présente de graves dangers. Un  référendum sur la peine de mort pourrait nous mener à des résultats surprenants.

L’émotion ! J’avais eu les résultats un quart d’heure avant 20 H par Elabe, j’étais persuadé que c’était une farce du Gorafi. Quoi ? Brice Teinturier, toujours pondéré, Ipsos ou je ne ne sais pas quoi, s’était trompé à ce point là ?

Ma joie fut de courte durée car quatre circonscriptions sur 5 dans le Doubs avaient élu le rassemblement National.

Qui pourrait m’expliquer pourquoi toutes nos jolies campagnes si calmes si pacifiques, leurs jardins, leurs forêts, tous ces endroits où l’on ne ferme même pas nos maisons à clef, donnent toutes leurs voix à Bardella à plus de 66% à Villars les Blamont. La peur ? L’insécurité ? L’isolement ? L’Hôpital à 45 minutes ?

Et puis que va t-il se passer ? Comment faire pression pour que la gauche ne s’entredéchire pas ?

Dix heures du matin ça commence  déjà.  De grâce, pas de chamaillerie, de la loyauté, de la dignité, et puis apprenons à respecter nos adversaires.

Allons un peu de bateau ivre pour me consoler:


Mais vrai j’ai trop pleuré, les aubes sont navrantes

Toute lune est atroce et tout soleil amer

L'âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes

Ô que ma quille éclate,  Ô que j’aille à la mer.



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