KAPOUCHNIK N°147

20 novembre 2021



1 h 50 - 307 personnes

Photos Phil Lovy, GraphJP et Estelle Chardon

Ce qui est génial et anxiogène c’est que chaque Kapouchnik est une première

Quand c’est fini on est soulagés

On se dit ouf jusqu au prochain calvaire

Car faut il le dire, c’est dur

L’après midi de préparation est terne

Ça arrive assez moche

On se dit ce n’est pas possible on ne va pas jouer comme ça

Et la c’est comme la cheptalisation du vin

Les brouillons prennent de la couleur

Au premier rang il y avait un homme qui regardait son téléphone sans arrêt puis il a disparu

Le public conquis d’avance, c’est un phénomène

Le public nous connaît

Il sait tout de nos petites histoires

Le lendemain pour peu que notre dimanche soit vide, On se sent bien.

Le devoir est accompli

On peut refaire le film de la soirée

 

Pour la cohésion de l’équipe on se retient de faire une. Analyse combien par comédien.

Même s’il y a a des figures marquantes.

L’apport d’Alexandre Santoro et de ses 23 ans et de ses acrobaties est évident.

On ne fait pas l’analyse non plus de qui a monté en majeur tel ou tel sujet.

Même si Hervee et Jacques jettent leur dernier regard sur la scène, ils n’en sont pas les artisans.

Les monteurs de sujets sont précieux et Youssri quand il est en forme est prolifique. Il est né en tant qu’acteur dans le kapouchnik et il possède un savoir faire solide, et si on faisait une comparaison avec une équipe de football ce serait notre Benzema, excellent malin buteur.

Et voilà , je suis pris au piège. J’évoque quelques personnalités, mais il faudrait mettre un mot à chacun. Seb galvanisé par son accident de la veille sur l’autoroute enfile différents personnages avec brio, il a un côté Bourvil, le public adore Seb.

Alors je dois parler d’Eric qui nous a fabriqué un Zemmour de vérité, qui met en valeur son côté diabolique. Notre petite nouvelle Constance Biasotto qui vient d’Arles s’en est bien sorti.

On ne le dira jamais assez, le kapouchnik en France c’est unique de chez unique, il n’y a que la mairie qui ne le comprend pas, en n refusant de nous inscrire sur ses panneaux Decaux.

Le kapouchnik ce n’est ni bon ni mauvais c’est une phénomène social. C’est une théâtre on ne peut plus contemporain avec des méthodes anciennes inspirées de la commedia dell Arte.

Au total : en auto notation . : 14,5


LES SUJETS

Ce que vous avez raté à la télé : l’humour typique de Samy guet, très spécial.


Le flop 26, Libération 14/11

Avec un beau numéro de marie Leila sur les navets et une poétique Greta Thunberg interprèté par Constance.


#double peine, Cosette cette semaine


Sujet dramatique sur la police et le viol, Magali Berthe émouvante et duo de flics effrayant Youssri et alexandre.


Le tricard de Tricastin, Planète énergie 12/11

La centrale de tricastin évidemment menée par Vincent Jeudy notre candidat écolo sujet très drôle et très instructif .


Les Franc comtois, L'Est Républicain 19/11


Seb s’en sort tout seul sans sa Catherine pour nous parler des lumières de Noël. Hervée dit que non, c’est le duo qui marche.


Le calvaire de Dinah, L'Obs 17/11

Autre sujet dramatique , le harcèlement et le suicide de Dinah. Marie Leila et Sophie.


Loukachenko, dictateur de Biélorussie, Le Parisien


L’histoire des migrants dont on se sert comme poudre à canon à la Frontiere polonaise avec l’agrément de Poutine , une histoire des plus horribles que l’on a teinté d’humour avec Poutine /Seb et Samy en LouKachenKo et un effet spécial de Benjamin Dreyfus la destruction d’un satellite, applaudie.


Le déjeuner Zemmour /Bolloré, Le Monde.fr


Ils mangent et boivent pour de vrai. Constance crédible en petite serveuse chique et Bolloré qui offre d’immenses moyens à Zemmour un Eric magistral.


Les chiffres de Jacques

Une scène jamais faite : le match de foot Iran Liban et le goal soupçonné d’être un homme , on baisse la culotte de Thibaut et par un stratagème connu c’est une femme tout de même.


Les animaux ont des sentiments, Libération 15/11

Hervée se risque dans le rôle d’une conférencière sur les animaux, illustration très drôle et personnage d’Éric en vieil étudiant.


Le fuyard, Est Républicain 17/11

Un petit fait divers de Belfort traité en bouffonnerie par Youssri.


Le nouveau sens de la fête, Nouvel Obs 11/11


Une fin que l’on voulait somptueuse sur Rameau , mais à essayer d’être trop fidèle à la chorégraphie connue on se plante un peu.


La distribution


Jacques LIVCHINE, Marie Leila SEKRI, Alexandre SANTORO, Sébastien DEC, Lucile TANOH, Claire MATHAUT, Thibaut GAUTHIER, Eric PREVOST, Hervée de LAFOND, Youssri El YAAKOUBI, Catherine FORNAL, Rachel GEISS, Vincent JEUDY, Alexandre MOISESCOT.

Régie : Clément DREYFUS

Sans oublier l’aide précieuse de Jean-Bernard DREYFUS, Claudine SCHWARZENTRUBER,

et Estelle CHARDON


L'édito


Franchement j’avais prévu que le théâtre allait s’écrouler, qu’il ne résisterait pas à un arrêt de dix huit mois.

Je me suis lourdement trompé, jamais je n’aurais jamais pensé que le gouvernement viendrait secourir le théâtre.

J’imaginais que c’était une occasion unique pour le gouvernement de couler tous ces petits ensembles de théâtre tous gauchistes, alternatifs, anarchistes, et hostiles à Macron.

Alors j’hallucine, j’ai l’impression que la vie artistique reprend avec la vigueur des cheveux que l’on vient de couper, l’Etat a joué le rôle de secouriste.

On a même du mal à trouver des acteurs pour le kapouchnik tant ils sont tous occupés.-Jacques Livchine, metteur en songes