KAPOUCHNIK N°25

18 mars 2006


Il y a tellement de monde que l'on étouffe un peu. On ne joue pas dans la même disposition à cause du Tchekhov qui se prépare. Kapouchnik d'1 H 50. Avec une belle énergie mais des mauvais équilibres. Pour une fois, l'après midi n'est pas déprimante, les sketches sortent bien. Le public devient un peu dangereux, et cherche à nous pousser à la facilité "chansonniers" ou "café théâtre". Le public veut se "marrer", or ce n'est pas le but recherché. Plutôt qu'il vienne chercher des munitions pour mieux résister à une société qui s'emballe.

La distribution


Ulysse GERVAIS, Abdel KHOUNA, Sophie KORDYLAS, Patrick PLAISANCE, Pierre SAMUEL, Nathalie TCHAERCACHIAN, Marie Aude THIEL, Marc BULIARD, Marcel DJONDO, Clément DREYFUS, Marielle DURUPT, Catherine FORNAL, Bernard GOETZ,

Sami GUET, Hervée de LAFOND, Sylvie LALAUDE, Michèle LAUTREY, Jacques LIVCHINE, Nathalie MIELLE, Gaetan NOUSSOGLO, Goobi Fred PATOIS, Eric PREVOST,

Marie Leïla SEKRI.

Il manque Youssri, pour la première fois depuis longtemps, mais il y a Pierre Samuel, qui anime une émission satirique sur Canal tous les samedis à 12 H 10. Abdel Khouna vient de la Petite Hollande, il a fait un peu de


théâtre avec nous, il y a dix ans, à l'époque c'était un joyeux lutin, la vie et le chômage l'ont un peu abîmé, il n'arrive pas encore à bien s'imposer. Nathalie Tchaercachian vient du Lot faire un stage d'observation. Goobie revient de Marseille, les cheveux en désordre pour un film en cours.

LES SUJETS


Le CPE – Toute la presse. ( cat. Politique/ 12 acteurs)

Et puis quoi encore ? - Marianne 11/03( Cat. gag 3 acteurs)

Le hasard des grandes découvertes – Marianne 11/03 ( cat. gag intelligent 7 acteurs, costumes)

Insultomètre – Le Monde Hebdo 18/03 (cat politique, un acteur, jeu avec le public)

Marcelle Garrett – L’Est Républicain 16/03 (cat moeurs, avec masque, 2 acteurs)

Le temps des tortionnaires – Le Nouvel Obs 15/03 (cat moeurs 6 acteurs )

Qui sera le meilleur ? – L’Express 18/03 (cat.politique, 3 acteurs )

Le laboratoire du bonheur – Ca m’intéresse Mars (cat moeurs , 2 acteurs + 1 femme du public)



Dépistage précoce – Marianne 11 et 18/03 ( cat gag 8 acteurs )

Léo Bassi – Charlie Hebdo (cat gag +politique: 1 acteur

Les prostituées – Le Canard Enchaîné 15/03 ( cat visuelle, costume, 12 acteurs)

Les chiffres de Jacques

Placebo - Aujourd’hui en France 17/03 ( cat. moeurs 8 acteurs )

Karcher musical –Marianne 11/03 (cat. Gag 15 acteurs )

Tu seras un d’jeune mon fils – Charlie Hebdo 15/03 ( cat politique, chantée , 13 acteurs)

Babouchka – Marianne 11/03 ( cat gag, personnage, 13 acteurs)

5 litres par jour – Aujourd’hui en France 18/03 ( cat polit. + gag, 3 acteurs ).



17 sketches joués. dont 5 issus des faits divers de Marianne, soit 1/3, voilà le premier défaut. Les faits divers de Marianne, deux par séance cela suffit, car on ne sait jamais s'ils sont vrais ou inventés et tournent vite à la gaudriole, même si les personnages sont solides.


7 sketches avec une distribution supérieure à 8 comédiens. Donc presque 1 sketch sur deux (40% ) avec grosse distribution, ça use, ça fatigue, car c'est souvent confus.


Ce que l'on gardera comme souvenir :


Marcelle Garrett: la mère de 20 enfants de Port d'Atelier, joué par Catherine Fornal masquée, interviewée par Sylvie Lalaude.

Le temps des tortionnaires : mal joué, mais créant un malaise parce que c'est un fait divers sordide se passant à Audincourt.

Qui sera le meilleur ?: la lutte Sarko Ségolène, très bien écrit, et animé par Marcel, sobre présentateur de TV, avec numéro d'Eric en Sarko et crédibilité élégante de Ségolène. (Sylvie Lalaude)

Les prostituées: à cause de l'image à hurler de rire du choeur des prostituées, costumes vraiment drôles.

Tu seras un jeune mon fils : Pierre chante, et le choeur des jeunes agite des drapeaux rouges imaginaires. Un peu d'émotion.

5 litres par jour : pour économiser l'eau, une famille marche au pinard pendant une journée. Comique, décoiffant, décapant. (Pierre, Samy, Marie Leila).

Conclusion : Un soirée qui a manqué d'émotion, la dimension dramatique n'était pas présente, nous en étions conscients , mais on ne trouvait rien de très transcendant.