KAPOUCHNIK N°33

21 avril 2007 - Durée 1 h 30


Quelle fête ! On monte très fort sur le plan farce, le public nous pousse, et on y va. C'est sain, on en fait des tonnes.

Paulette G., experte de la Drac, en sortant me montre sa bouche, pour dire qu'elle a trop ri...

Nous sommes pris dans une espèce d'énergie collective libératoire, un engouement, un état de grâce, ce public qui nous porte, et nous qui voulons lui donner encore un peu plus.

Eh bien, cela fait des soirées formidables, et on comprend pourquoi tant de personnes reviennent et veulent faire découvrir le Kapouchnik à de nouveaux amis, pourquoi c'est plein, pourquoi il y a 3 ans, il nous fallait trois semaines pour remplir et pourquoi maintenant, on donne une seule date de location et c'est plein en une matinée.

Il est évident que cette veille d'élections stimule un peu plus les gens.

Le Kapouchnik est un tout, je n'ai jamais envie de dire comme au football qui a fait un bon match et qui était en dessous. Ou bien quel sujet était au dessus du lot.

Mais c'est très naturellement que l'on se souvient de quelques sujets qui marqueront cette soirée.

En cabotinage, Hervée qui passe sa vie à faire des leçons à Youssri, sur ne- pas -faire -rire -à -n'importe- quel -prix, se lâche et nous fait une bonne soeur parkinsonienne totalement grotesque, qui fait hurler de rire le public, alors que Youssri nous donne un discours de Le Pen, sans céder à la facilité, sans chercher les rires par le bas, là les gens ne s'esclaffent pas, et le message est très fort, sur la droitisation de la France par Le Pen.

Il y a un sujet sur le Kamikaze qui se prépare en Algérie à un acte terroriste, qui est tellement fort , que Michèle m'a dit qu'elle a dû sortir saisie par l'émotion.

et quand à la toute fin on rappelle les résultats du 21 avril 2002, il est 20 H voici les premières estimations...Jacques Chirac 20%, Le Pen : 17% , on sent les frissons de la salle.

On peut vraiment citer tout le monde, car Aurélien Pergolesi, dont c'est le baptême au Kapouchnik, ne manque pas d'aisance.

On pourrait dire aussi que Max Bouvard a un jeu plus large depuis qu'il a fait son stage de théâtre comique avec Ami Hattab.

Et les renforts du Pudding ne sont pas négligeables, car Christophe Chatelain et Laurent Giroud font toujours reculer un peu plus loin les limites du délire.


Le sujet c'est la sodomanie.



Youssri, dans le discours de Le Pen.


Ballet des gays.

Al Quaida en Algérie.


Seb DEC dans José Bové.


Nous sommes 35 au dîner qui suit le Kapouchnik

Dernier sondage.

Les spectateurs présents sont invités à nous indiquer leur intention de vote

Résultats

330 inscrits

256 votants

17 blancs

SEGOLENE ROYAL ......................... 124......................... 48,4%

BESANCENOT..................................... 29..........................11,33%

BAYROU................................................24..........................09,38%

BUFFET..................................................16..........................06,25%

VOYNET.................................................14..........................05,45%

BOVE.......................................................12.........................04,69%

SARKOZY...............................................08.........................03,13%

LAGUILLER............................................07........................ 02,73%

LE PEN.....................................................02.......................... 0,78%

DE VILLIERS...........................................02...........................0,78%

SCHIVARDI..............................................01...........................0,39%

NIHOUS.....................................................0.............................0,00%

La distribution


Max BOUVARD, Christophe CHATELAIN, Laurent GIROUD, Audrey LOPEZ

Nicole RIVIER, Sophie ZANONE, Sébastien DEC, David DOMGJONI, Clément DREYFUS, Youssri EL YAAKOUBI, Sami GUET, Marjorie HEINRICH, Hélène JOUVELOT

<Max BOUVARD, Christophe CHATELAIN, Laurent GIROUD, Audrey LOPEZHINE, Nathalie MIELLE, Marilyn PAPE, Aurélien PERGOLESI, Eric PREVOST, Marie Leïla SEKRI.

LES SUJETS


Ségolène vous a t-elle convaincue ? – L’Est Rép.14/04

SOS Rupture – Dépêches Reuters

Panzani contre Barilla – Capital avril 07

Machines à voter – Le Monde 18/04

Le sucre – TOC avril 07

Derrière le disque dur – Que Choisir mai 07

Marianne – Le Figaro 21/04

Les parents face à leurs ados–Le Monde 18/04

Massacre sur le campus – Libération 20/04

Discours de Le Pen

Ce que vous avez raté à la télé – TV Mag 21/04

La pendaison de Shangaï – Marianne 14/04

Sodomanie – Le Monde Diplomatique avril 07

Miracle de la guérison– VSD 11/04

Des gays armés jusqu’aux dents – Courrier Inter. 19/04

Les chiffres de Jacques

Testeur de capote – Marianne 14/04

Al Qaïda s’enracine – Courrier International 19/04

Mon bonheur je le fabrique – Version Fémina 15/04

La course à l’Elysée et l’ultime sondage


L'édito

Une compagnie de théâtre dépend de son monarque. C’était comme ça chez Molière et cela continue. Dans le temps, seule la gauche s’occupait de culture, maintenant c’est tous les partis. Je trouve franchement qu’ils manquent tous d’invention et d’énergie dans leurs intentions. Les inégalités culturelles sont flagrantes, la répartition des sous de l’Etat ne tient absolument pas compte de ce paramètre. C’est toujours un peu plus pour l’Opéra, la Comédie Française, les institutions, même figées. Les compagnies, les friches culturelles, les nouveaux territoires de l’Art vivent une espèce de triste relégation, pourtant c’est dans ces creusets -là que vit et s’invente la Culture. Pouvez-vous imaginer qu’en 1981 notre subvention a été augmentée de 400% par Jack Lang ! Ce n’est pas de la nostalgie que je fais, c’est juste montrer ce qu’était une vraie volonté politique. A part ça, les leçons de l’histoire ne servent décidément à rien, puisqu’on est en train de se mettre dans le même pétrin qu’en 2002. Pourvu que l’on soit un certain nombre assez intelligent pour éviter la catastrophe, quitte à ne pas voter selon ses convictions profondes. On corrigera notre vote aux législatives.