KAPOUCHNIK N°64

24 avril 2010


Salle bourrée 400 personnes. Durée : 1 H 50.

Oboles : 2064. Le record.

Une cinquantaine de nouveaux dans le public.

On s’applaudit mutuellement à la fin.


Auto évaluation

Les répétitions se passent assez bien. On commence maintenant par le délicat ou le primordial, et on y passe du temps pour avoir quelques moments solides.

On met deux heures pour monter la scène du volcan qui dure 11 minutes et celle de Sarkozy en banlieue, où il y a une bagarre à régler.

Ce qui signifie que nous montons les autres scènes en 20 minutes.

Deux scènes sont refusées.

Si on se fiait aux réactions du public, on pourrait une fois de plus penser que nous sommes excellents, mais malheureusement, on le sait, le public peut se montrer mauvais juge.

Et puis, le problème qu’il nous faut régler , c’est que notre public est en partie acquis d’avance.

Dès que Quito dans sa phrase de présentation dit “j’ai aujourd’hui 53 ans” le public chante happy birthday. Personnellement je ne voudrais pas que le Kapouchnik tourne à la messe avec des fidèles agitant leurs briquets.


Il y a encore eu des fautes techniques, Barbenoire ne donne pas de voix sur “Nigéria” et plante le sujet dramatique. Avant les marionnettes que nous a préparées Guy, énorme blanc qui semble durer des heures, Seb a fait l’annonce avant que la scène soit prête à démarrer.


Ce ne sont que détails, mais qui finissent par être nuisibles quand il y en a trop. Mais ce soir, ça va, c’est rythmé, propre, et sans bavure.


Dans les changements à relever, il y a les immenses progrès de Youssri, peut être dues aux ruches. ça y est, Youssri intériorise son jeu, et se rend compte qu’on peut être plus puissant avec une énorme concentration qu’en titillant les rires du public.

Là franchement, il nous fait un premier sujet d’une efficacité comique totale, les Buttocks, il possède sa Fadel Amara, nous fait un excellent Ribery etc


Hervée mène encore la distribution avec une puissance de jeu atomique.


David confirme ses aptitudes aux dramatiques, et comme Youssri gagne en intériorité.


Dans les réussites inattendues on va noter la scène des quiches d’or. Nous allons nominer aux quiches d’or quelques faits flagrants de la vie du pays de Montbéliard.


La politique d’art plastique de la ville, la circulation soi- disant améliorée à Audincourt, l’aération des 3 oranges etc. Bien sûr ce sont des sujets tabous. Le public réagit très positivement. Oui nous devons développer sans arrêt notre capacité à nous indigner.


J’aurai beaucoup de mal à étoiler les sketches en les classant. Ils tenaient tous la route.

Bien sûr la scène du volcan islandais est un moment majeur.

Clément nous règle le final : l’éruption.

Franchement, on se croit au café Szeman, sur les champs élysées, les footballeurs peuvent faire leur choix. De gauche à droite Marie Leila, Nathalie, Gladys.

Le petit couple de Roissy écoutant un merle qu’ils n’ont plus entendu depuis 30 ans.


LES SUJETS


Botox or not botox– Le Nouvel Obs 23/04

Enfant défectueux – Marianne 24/04

Sarkozy 1er flic de France – Le Nouvel Obs 23/04

Pompoms girls casher – Le Matin 21/04

Rien à foutre de la retraite – Charlie Hebdo 21/04

La Quiche d’or – Causette avril

Le détenu maudit – Le Temps de Genève 24/04

Les films s’habillent toujours + en Prada – Courrier International

Le quinquennat du pape – Le Monde 19/04

Sarkonette et Parisette – Le Monde 22/04

Les chiffres de Jacques

Nigeria : comment désengorger les prisons – Libération 23/04

Scandale chez les bleus – France Soir 23/04

Le volcan – Paris Match 22/04


La distribution


Christophe ALLWRIGHT, Patrick BARBENOIRE, Gladys BRUCHON, Jeremy DAL PRA, Guy MAUGEAIS, Valentine SERGO, Philippe COULON, Sébastien DEC, David DOMGJONI, Clément DREYFUS, Youssri EL YAAKOUBI, Marjorie HEINRICH, Hervée de LAFOND, Jacques LIVCHINE, Nathalie MIELLE, Aurélien PERGOLESI, Eric PREVOST, Fatima SEDDIKI, Marie Leïla SEKRI

Et avec l’aide précieuse de Muguette CADET et Claudine SCHWARZENTRUBER


L'édito


Vous n’allez pas manquer de nous demander : Pourquoi arrêter les Kapouchniks en avril ? Deux raisons :

- A/ Nous partons en tournée donner 18 représentations d’Oncle Vania à la Campagne, à Bordeaux, Bayonne, Grasse, Vienne, Lyon etc.

- B/ Notre studio des 3 Oranges est si bien conçu et les parois sont dans un plastique si sophistiqué que le soleil de l’après- midi aidant, on monte très vite à 30 °C.


Sachant que chacun et chacune d’entre vous représentez l’équivalent d’une ampoule électrique de 100 watts. Nous avons là un chauffage naturel de 40 000 watts auquel on peut rajouter quelques 6 000 watts de projecteur. Et voilà, merci Monsieur Drezet, l’architecte de Belfort.

Un seul remède : Réclamer une aération à la mairie, mais ce n’est pas inscrit dans les priorités. Soyez en sûr, le kapouchnik restera encore longtemps l’expression de toutes nos indignations.-Hervée de Lafond et Jacques Livchine